Eliya Inscrit le 28/05/2008 |
Chapitre 1 : Pris au piège Dans une contrée lointaine, appelée le Nord du Septentrion, vivait la famille de Flipper et Ondine. Ils habitaient avec leurs enfants, Janie et Murttie, dans le Lac du Fer à Cheval. Un soir que la neige tombait beaucoup sur la région, Ondine exprima à son mari ses inquiétudes. Elle avait peur que le lac ne gèle… auquel cas, tous se retrouveraient bloqués sous la glace. Flipper, lui, ne voulait pas partir du lac. Ils se disputèrent… Pour finir, Ondine, qui avait quatre jambes et pouvait marcher sur terre, remonta sur la berge, suivie de Murttie. La petite Janie, ayant hérité de la queue de poisson de son père, ne put pas la suivre. Elle passa donc la nuit avec son père. Au petit, matin, en se réveillant, Janie découvrit qu’une épaisse couche de glace recouvrait la surface du lac ! C’est alors que les amis magiques d’Ondine, les Bubble Turtles, s’aperçurent que le gel avait emprisonné Flipper et Janie… Flipper demanda aussitôt aux petites tortues d’aller réveiller Ondine, qui avait passé la nuit à quelques pas de là, avec Murttie. Une fois Ondine levée, elle oublia complètement sa dispute de la veille. Elle s’inquiéta pour son mari et sa fille, et, affolée, elle demanda à ses amies les tortues d’aller trouver les Wiffle Bears, les amis magiques de sa meilleure amie, Anémone. Les petites tortues se dépêchèrent d’aller trouver les ours et Anémone… Celle-ci prévint aussitôt tous ses amis les chevaux terriens. Tous se hâtèrent vers le lac, où Flipper était toujours prisonnier. Les chevaux martelèrent la glace avec leurs sabots. Malheureusement, ils ne parvinrent pas à la briser. C’est alors que l’un des chevaux présents, Lancelot, eu l’idée de demander à Mandalay, la jolie licorne, de les aider. Avec les pouvoirs magiques de sa corne, elle aurait vite fait de briser la glace ! Aussitôt dit, aussitôt fait, les chevaux les plus rapides partirent à la recherche de Mandalay, qui s’était installée pas très loin dans la région après avoir rencontré Charlie. Mandalay revint rapidement, et elle accepta de libérer Flipper, en lui faisait promettre toutefois qu’il se montre plus prudent à l’avenir. Elle toucha la surface du lac de sa corne. Aussitôt, toute la glace disparut. Un autre problème se posait à présent : comment faire sortir Flipper et Janie du lac ? N’ayant pas quatre pattes, ils ne pouvaient pas sortir sur la terre ferme pour aller habiter un autre lac dans une région plus chaude ! Les chevaux aériens proposèrent alors de porter Flipper sur leur dos jusqu’au lac voisin, qui n’était pas affecté par les intempéries. C’est ce qu’ils firent en effet : quelques minutes plus tard, Flipper et Janie se retrouvèrent dans le lac du Poisson Rouge. Ondine et Murttie les rejoignirent au grand galop. Une fois toute la famille réunie, Flipper demanda à Ondine de le pardonner. Tous repartirent vivre tranquillement au fin fond de leur nouveau lac, en attendant l’été… sans oublier de remercier leurs amis ! Chapitre 2 : Les jumeaux jaloux Dans le monde de Bella Sara, vivaient deux jumeaux, Yin et Yang. Ils n’aimaient pas être jumeaux. Et cela depuis leur enfance. Ils finirent donc par devenir jaloux l’un de l’autre. Et par ne plus se parler du tout. Un jour qu’ils se promenaient, comme d’habitude, dans la montagne où ils vivaient, ils entendirent des plaintes. Les gémissements venaient d’un ravin. Les deux frères s’approchèrent prudemment du bord. Ils virent au fond un poulain, Summit. C’était le fils de Charlie, qui vivait non loin de chez Yin et Yang. Le poulain avait glissé dans la pente du ravin, et s’était blessé à une jambe. Heureusement, ce n’était pas une fracture, mais il ne parvenait plus à remonter. Les deux jumeaux commencèrent à se disputer ; ils n’arrivaient pas à se mettre d’accord pour savoir qui partirait chercher de l’aide et qui resterait avec le poulain. Un orage approchait : ils devaient donc faire vite. Yin et Yang se disputèrent de plus belle. Pressés par le temps, les jumeaux ramassèrent une liane et l’envoyèrent au fond du ravin. Summit saisit la corde entre ses dents et les deux frères voulurent le hisser jusqu’en haut. Une fois encore, ils ne parvenaient pas à tirer ensemble et ils recommencèrent à se disputer. Le poulain, qui commençait à avoir peur de la tempête, leur demanda de faire la paix et de travailler ensemble pour le faire sortir du ravin. Yin et Yang reconnurent la justesse de ces paroles : ils prirent chacun un bout de la corde et tirèrent de toutes leurs forces pour remonter Summit. Leurs efforts furent récompensés. Quelques minutes plus tard, le poulain se trouvait auprès d’eux, essoufflé, apeuré, mais sain et sauf. Les jumeaux, réconciliés, proposèrent de le ramener auprès de sa famille. Ils l’emmenèrent donc avec eux chez ses parents, Charlie et Mandalay. La licorne, grâce à ses pouvoirs, réussit à guérir son fils. Charlie remercia Yin et Yang. Les deux frères reconnurent que c’est uniquement en travaillant ensemble qu’ils avaient réussit à sauver le poulain. Aussitôt, le ciel s’éclaircit, les nuages se dissipèrent et laissèrent place à un bel arc-en-ciel. La guerre entre les deux frères était finie. Chapitre 3 : Sleipnir, l’étranger Le Nord du Septentrion, une région du monde magique de Bella Sara, était la contrée natale de beaucoup de chevaux magiques. Le plus étrange était néanmoins Sleipnir. C’était un cheval qui avait huit pattes… Sleipnir était rejeté par tous, en raison de son apparence. Sans le vouloir, il faisait peur aux poulains et faisait fuir les juments. Il avait fini par s’exiler, en partant vivre dans une grotte, au fin fond d’une forêt. Il était seul, et triste. Il n’était pas méchant, mais personne ne voulait être son ami. Jusqu’au jour où, non loin de sa grotte, Sleipnir entendit des pleurs. Il sortit et regarda un peu autour. Il vit, caché dans le creux d’un rocher, un petit poulain avec une belle robe gris qui pleurait. Sleipnir voulut s’approcher, mais il craignait de lui faire peur. Le poulain le vit quand même. Au lieu d’être effrayé, il parut plutôt content de le trouver là. Sleipnir, tout heureux de trouver quelqu’un qui n’avait pas peur de lui, s’avança, et lui demanda pourquoi il pleurait. En réalité, Bellisimo (c’était son nom), s’était perdu lors d’un jeu avec ses amis. Il s’était trop éloigné, et ne parvenait plus à rentrer chez lui. Sleipnir, ces longues années de solitude lui ayant permis de découvrir et de connaître la région mieux que quiconque, lui proposa de le raccompagner jusque chez lui. Bellisimo accepta avec joie. Ils firent donc route ensemble. Arrivé en lisière de la forêt, Sleipnir s’arrêta. Il ne voulait pas aller plus loin, vers la terre des chevaux. Il indiqua le chemin à Bellisimo, puis fit demi-tour. Le poulain le rattrapa et lui demanda d’aller avec lui. Sleipnir refusa et lui expliqua pourquoi. Il était rejeté par les autres chevaux et ne voulait pas que tous fuient lorsqu’il rentrerait en compagnie de Bellisimo. Celui-ci lui signifia qu’il n’avait pas peur de lui, et le supplia de le raccompagner jusqu’à sa maman. Sleipnir ne savait pas qui était ce petit poulain têtu, mais il lui était reconnaissant de ne pas avoir peur. Le poulain partit en trottant, suivit de près par Sleipnir, joyeux. De retour à la clairière où vivait Bellisimo, les autres chevaux regardèrent bizarrement passer celui-ci avec son nouvel ami. Le poulain fit comme s’il ne voyait rien et continua jusque chez lui. Sleipnir baissait la tête, honteux d’attirer sur lui l’attention. A l’approche de l’étrange cheval, les poulains se réfugièrent derrière leurs mères, peureux. Au centre de la clairière, une grande, belle jument d’un blanc éclatant s’avança alors. Bella. Bellisimo alla à sa rencontre et tous deux furent heureux de se retrouver. Il raconta alors à sa mère la solitude de Sleipnir dans la montagne, et comment celui-ci l’avait aidé à retrouver son chemin. Bella, qui, comme chacun le sait, est la reine de tous les chevaux, regarda alors Sleipnir. Elle le remercia gracieusement. Les chevaux, reconnaissant là un signe de Bella, oublièrent toutes leurs craintes et invitèrent Sleipnir à vivre parmi eux. Celui-ci hésita, gêné. Bellisimo insista pour que son ami reste avec lui. Aussitôt, tous les poulains s’approchèrent. Ils voulaient tous jouer avec le nouvel arrivant ! Sleipnir, heureux, commença alors une nouvelle vie, entouré de ses nouveaux amis. Plus personne n’eut jamais peur de lui. Chapitre 4 : L’ombre dans la nuit Dans le Nord du Septentrion, une région mythique du monde de Bella Sara, les chevaux vivaient en paix. Pendant le printemps, beaucoup de poulains étaient nés. La plupart s’amusaient à courir dans les belles prairies vertes. En lisière de la prairie, il y avait une forêt très sombre, une forêt que les parents déconseillaient aux poulains… Un jour, alors que les poulains se réunirent dans la prairie pour faire une course, Prisma raconta à ses amis une bien étrange histoire. La veille, peu avant la nuit, alors qu’elle rentrait chez elle en volant, elle avait aperçu dans la forêt un troupeau de créatures noires. Paniquée, elle n’avait pas osé aller voir ce que c’était. Ce matin là, Prisma demandait alors à ses amis de l’accompagner jusqu’à la forêt, afin d’aller voir s’il y avait vraiment des créatures étranges. Certains poulains refusèrent. Un petit groupe, composé de Addis, le courageux, Bellisimo, l’aventureux, Astéria, la curieuse, Célesta, la rêveuse, Komenos, le discret, et Chromasia, la petite sœur de Prisma, partit donc vers la forêt pour éclaircir ce mystère. Ils fouillèrent la forêt dans ses moindres recoins, sans rien découvrir d’anormal. Le soir, lorsque que chacun dut rentrer chez ses parents, ils se donnèrent rendez-vous pendant la nuit, pour voir si les peurs de Prisma étaient fondées. Alors que tous les chevaux dormaient, un peu plus tard, la petite troupe se réunit sans un bruit dans la prairie. Un peu effrayés, ils partirent vers la forêt une fois de plus, ne sachant pas ce qu’ils allaient y découvrir. Cette fois, ils aperçurent bel et bien des ombres derrière les arbres. Des ombres qui disparaissaient aussitôt qu’ils s’en approchaient… A ce moment, une ombre très sombre s’avança vers eux. Pris de panique, les sept poulains retournèrent réveiller leurs parents au galop. Une fois debout, les adultes conseillèrent aux enfants de retourner se coucher. Néanmoins, Bella, qui connaissait bien son fils et croyait son récit, voulait fouiller la forêt et découvrir enfin quelles étaient ces mystérieuses créatures sombres. Un groupe de chevaux partit, accompagné des sept poulains, qui insistèrent auprès de Bella pour y retourner. Au milieu d’une clairière, les chevaux réussirent enfin à éclaircir le mystère… En effet, la forêt servait de refuge à un troupeau de cerfs, auquel de mêlaient des biches et des faons. Au centre de la horde se trouvait un étrange cheval, Yakama. Il expliqua calmement à Bella qu’il était le chef du groupe, et que celui-ci avait été contraint de partir de sa forêt à cause de la sécheresse. Il lui apprit également que les cerfs vivent uniquement durant la nuit. Il s’excusa d’avoir fait peur aux poulains. Yakama demanda à Bella si la présence de son troupeau dérangeait les chevaux. Elle lui répondit qu’ils pouvaient rester autant qu’ils le voulaient. Pendant la discussion, les poulains avaient fait connaissance avec les faons. Ils furent très heureux de se faire de nouveaux amis, et promirent donc de revenir la nuit suivante. Chose que les parents désapprouvèrent, insistant pour que les poulains aillent se coucher ! Chapitre 5 : L’étoile de l’espoir Au fin fond du monde de Bella Sara, dans une région appelée le Nord du Septentrion, le printemps était arrivé. Les chevaux magiques étaient devenus parents de magnifiques petits poulains. Ceux-ci aimaient beaucoup se réunir dans la grande plaine, pour jouer et découvrir le monde les environnant. Un beau jour, les poulains se retrouvèrent dans la grande plaine verte. Ils décidèrent d’aller se promener en forêt. Tout l’après-midi ils marchèrent. Ils arrivèrent ainsi à une montagne inconnue, qui bordait la forêt. Les poulains intrépides commencèrent l’ascension de la montagne. Cependant, ils ne s’apercevaient pas que l’après-midi touchait à sa fin et que le jour déclinait rapidement. Avant le coucher du soleil, ils entreprirent de redescendre aussi vite que possible. Il faisait déjà nuit lorsque que les poulains furent arrivés au pied de la montagne. Mais, à présent, ils ne savaient plus par où rentrer ! La forêt était dense. De jour, il était facile de la traverser, mais de nuit, impossible ! Les jeunes poulains commençaient à avoir peur. Bellisimo prit la tête du petit groupe, avec les plus courageux. Ils décidèrent de marcher le long de la forêt. Ainsi, quelques temps après, ils se retrouvèrent dans une grande plaine, qu’ils ne connaissaient pas. Bellisimo avoua à ses camarades qu’ils étaient perdus. Ils pensaient ne jamais retrouver leur chemin… Une jolie pouliche s’avança alors. Elle s’appelait Célesta. La plupart du temps, elle ne parlait pas, mais cette fois, elle proposa à ses amis de les guider. Célesta connaissait comme personne le ciel, et les constellations qui s’y trouvaient. Justement, cette nuit-là, le ciel était clair et les étoiles brillaient de milles feux en recomposant les formes étranges… Les autres poulains se demandaient comment elle pourrait les aider à retrouver leur chemin. Mais Célesta leva la tête et étudia la position des étoiles au dessus d’elle. Elle en déduisit rapidement la direction dans laquelle que tous devaient marcher pour retourner chez eux. Peu après, les poulains arrivèrent dans la grande plaine qu’ils avaient quittée plus tôt dans l’après-midi. Tous les parents les attendaient avec inquiétude. Tous ensembles, ils félicitèrent Célesta. Amor et Vénus en furent très fiers. Leur frayeur passée, les poulains promirent à leurs parents d’être plus prudents à l’avenir. Chapitre 6 : Prête-moi ta plume… Dans la contrée de Bella Sara, comme chacun le savait, Clio était l’historienne de pays, elle écrivait les histoires du Nord du Septentrion. Elle tenait en quelques sorte une archive et rédigeait chaque jour les aventures de ses amis. Un jour, la plume dont Clio se servait pour écrire ses textes se cassa en deux… La pauvre, ne pouvait plus écrire ! Elle appela alors ses amis à l’aide. Bella, la reine des chevaux, apprit à Clio qu’il existait une plume légendaire, une plume d’une beauté extraordinaire… Mais il y avait un problème : la belle plume était gardée par Bifrost ! Celui-ci vivait dans l’arc-en-ciel, et Clio, qui n’avait pas d’ailes, ne pouvait aller jusque là-bas pour la lui demander. Plusieurs chevaux ailés se proposèrent alors pour aller jusqu’à l’arc-en-ciel demander à Bifrost la Plume étincelante : Misla, Pegasus, Roxy, Graia et Naiad. Tous les cinq partirent donc vers le ciel… Ils volèrent, pendant plusieurs jours. Ils s’arrêtaient la nuit pour manger et dormir. Ils affrontèrent courageusement les vents violents de la haute altitude et la pluie, voire la neige, des tempêtes déchaînées. Bientôt, ils arrivèrent, complètement épuisés, devant le château de l’arc-en-ciel, qui était bâti sur un large nuage. Le palais était défendu par une large grille d’or. Une petite pouliche s’avança et se présenta à eux sous le nom de Chromasia. Elle leur demanda poliment d’attendre quelques instants, le temps qu’elle parte cherchez sa mère. Peu après, Chromasia revint en compagnie d’une belle jument colorée à la crinière arc-en-ciel, Colour. Celle-ci ouvrit la grille et invita Misla, Pegasus, Roxy, Graia et Naiad à se reposer dans le château. Les invités mangèrent de bon appétit, et peu après le repas, Bifrost entra dans la pièce. Ses ailes brillaient à la lumière, pourtant faible. Les couleurs vives de l’arc-en-ciel se reflétaient sur les murs et illuminaient la salle de milles feux. Sa robe était gris clair et mettait en valeur les couleurs de sa crinière, et de ses ailes. Bifrost s’avança vers ses invités et leur demanda avec gentillesse quel était le but de leur visite. Graia lui expliqua timidement qu’ils étaient venus pour ramener la Plume étincelante pour Clio, la conteuse du Nord du Septentrion. Bifrost les emmena alors dans une grande pièce dorée. Au centre de la pièce, sur un guéridon, reposait la Plume étincelante sous une cloche de cristal. Bifrost souleva doucement la cloche et remit la Plume à ses amis. Ceux-ci se souvinrent qu’ils devaient rentrer assez vite pour donner la plume à Clio, afin qu’elle puisse de nouveau écrire le plus vite possible. Ils refirent donc le chemin en sens inverse. Ils arrivèrent enfin chez eux quelques temps plus tard. Leur voyage n’avait pas duré plus de quelques jours. Clio fut très heureuse de recevoir sa nouvelle plume. Elle allait enfin pouvoir recommencer à écrire ! Elle alla directement dans son bureau, et commença à rédiger les aventures que ses amis avaient vécues pour aller chercher la Plume, à commencer par l’histoire d’amour de Pegasus et Roxy, qui avaient fait connaissance durant le voyage... Chapitre 7 : Le trésor de Mermaid La mer bordait le monde merveilleux de Bella Sara. Le lagon bleu était une petite crique entourée d’une belle plage de sable blanc, et qui communiquait de l’autre côté avec la mer. C’est dans ce lagon que vivait Mermaid, une jolie jument marine. Elle aimait beaucoup son lagon et les poissons merveilleux qui y vivaient. Un matin, Mermaid se promenait au fond du lagon. L’eau d’un bleu très clair laissait passer les rayons du soleil éclatant. Mermaid jouait avec les poissons quand soudain, les rayons du soleil lui laissèrent apparaître un éclat doré au fond de l’eau. Intriguée, Mermaid abandonna son jeu et nagea dans la direction de l’objet brillant. C’était un cercle légèrement bombé qui paraissait fait d’or. Le métal n’était pas oxydé, malgré l’eau salée. Mermaid réussit à relever le cercle contre un rocher : c’était un bouclier. Des dessins mystérieux étaient gravés dessus. Ne sachant qu’en faire, Mermaid repartit voir ses amis les poissons. Elle s’apprêtait à reprendre son jeu, lorsqu’elle entendit des pleurs à la surface de l’eau. Elle remonta donc à la surface et regarda vers la plage. Mermaid vit alors un tout jeune poulain, avec une belle robe isabelle et des crins violets. Sa crinière était ornée d’une couronne de lauriers. Le poulain pleurait. Mermaid reconnut Aegis, le fils d’Athéna, une jument qu’elle connaissait bien. Elle lui demanda avec gentillesse la raison de son chagrin. Aegis lui expliqua qu’il était venu la veille sur la plage pour jouer avec ses amis. Il avait emmené son beau bouclier, l’égide, cadeau de sa mère. Il l’avait laissé quelques instants sur le sable et ne l’avait plus retrouvé. La marée l’avait emporté. Mermaid fit aussitôt le rapprochement avec le bouclier doré qu’elle avait un peu plus tôt. Elle apprit au poulain que son bouclier n’était pas perdu et qu’elle allait lui ramener. Elle replongea alors vers le rocher où elle se souvenait d’avoir laissé le bouclier. Lorsque Mermaid essaya de le soulever, un problème de taille se posa : le bouclier était beaucoup trop lourd pour elle. Ne sachant quoi faire, elle partit chercher son ami Chumash pour lui demander son aide. Arrivé devant le bouclier, Chumash non plus ne put pas le soulever. Chumash avait pour compagnons des dauphins. Il les appela alors et à eux tous ils réussirent enfin à remonter le bouclier à la surface. Mermaid fut heureuse de voir le bonheur d’Aegis lorsqu’elle lui rendit son précieux bouclier. Il la remercia, et repartit jouer, soulevant le bouclier comme s’il n’était pas plus lourd qu’une plume… Chapitre 8 : L’envol de Khrysor Pegasus et Roxy vivaient dans le monde magique de Bella Sara. Jeunes parents de trois beaux poulains, Bellerophon, Pythia et Khrysor, ils attendaient avec impatience le moment du premier envol, où les enfants pourraient quitter seuls l’arbre où tous les cinq vivaient. Bellerophon, le fils, fut le premier à partir seul dans le ciel. Sa petite sœur Pythia, réussit aussi à prendre son premier envol. Seule, Khrysor ne parvenait pas à voler. Chaque jour, elle désespérait un peu plus de réussir à voler. Elle était de plus en plus attristée de ne pas pouvoir quitter la maison comme son frère et sa sœur. Un matin, remarquant son air triste, Roxy, sa mère, vint la voir. Elle lui demanda la raison de sa tristesse. Khrysor lui expliqua qu’elle aimerait beaucoup voler, aller jouer avec les amis ailés de son frère et sa sœur… Roxy la consola en lui disant que chaque poulain ailé apprend à voler à son rythme, peu importe le temps qu’il faut. Puis, pensant avoir rassuré sa fille, Roxy partit dans le ciel rejoindre ses amies. Khrysor se retrouva à nouveau seule chez elle. Au lieu de l’avoir réconfortée, les paroles de sa mère avaient au contraire éveillé de nouveaux doutes en elle. Et si elle n’arrivait jamais à voler ? Que se passerait-il si son premier envol arrivait très tard ? Khrysor fut plus déprimée que jamais. Elle décida alors de partir et de ne revenir que lorsqu’elle serait capable de voler. Elle regarda une dernière fois l’arbre qui était sa maison, puis partit. Elle réussit à rejoindre la terre ferme et partit vers la montagne. Khrysor marcha longtemps, longtemps, toute la journée. Après avoir passé la montagne, elle arriva dans une forêt tropicale qui lui était totalement inconnue. Rompue, morte de fatigue, elle s’allongea au pied d’un arbre et s’endormit s’un lourd et profond sommeil. A son réveil, Khrysor se trouvait dans une grotte assez sombre, éclairée uniquement par un feu qui brûlait à côté d’elle. Se redressant un peu, elle examina plus en détail ce qui se trouvait autour d’elle. Elle était allongée sur un lit de feuilles vertes et douces. Le feu crépitait à côté d’elle. Elle promena son regard sur les murs. Les parois de grotte étaient ornées de dessins mystérieux, qui représentaient pour la plupart des chevaux, ou des animaux. Khrysor vit alors qu’elle n’était pas seule dans la grotte… Son regard s’arrêta sur un très vieil étalon, lui-même tatoué de peintures colorées. Avec gentillesse, il lui expliqua qu’il l’avait trouvée dans la forêt, endormie et très fatiguée, sous une pluie battante. Il lui demanda pourquoi elle s’était retrouvée dans la forêt. Alors, Khrysor lui expliqua tout depuis le début : son incapacité à voler, son sentiment d’inutilité, d’impuissance… Timidement, Khrysor demanda au vieil indien s’il voulait bien lui apprendre à voler… Celui-ci lui répondit sur le ton de la plaisanterie qu’il n’y avait pas de technique à apprendre pour voler, mais qu’il était d’accord pour lui montrer comment faire. Avant qu’elle ne se rendorme, le vieil étalon lui dit s’appeler Potawatomi. Le lendemain matin, tous les deux se retrouvèrent devant la grotte. Khrysor cligna des yeux sous le soleil étincelant qui faisait oublier le mauvais temps de la veille. Aussitôt, Potawatomi endossa son rôle de professeur. Il lui montra exactement comment tourner ses ailes, comment orienter ses plumes… Ainsi, pendant plusieurs jours, Khrysor vécut selon le mode de vie du vieil indien. Un bel après-midi, alors qu’elle s’exerçait encore une fois en compagnie de Potawatomi, Khrysor réussit enfin à voler. L’un après l’autre, ses sabots se soulevèrent peu à peu du sol. Elle battit un peu des ailes comme le lui avait montré son ami, puis elle réussi à s’élever au-dessus de l’épaisse forêt tropicale. Ivre de joie, elle s’éleva jusqu’à apercevoir la vaste prairie où son arbre se tenait. Elle tournoya un moment dans le ciel d’un bleu d’azur, s’amusant à traverser les nuages, à s’élever, puis à redescendre. Enfin, elle songea que Potawatomi l’attendait en bas, sur la terre ferme. Elle vit alors une grande forme sombre s’avancer vers elle au travers d’un nuage… Et lorsque le nuage se dissipa, elle vit Potawatomi, volant à côté d’elle ! Après l’avoir beaucoup félicitée, il lui rappela qu’elle était attendue chez elle. Il l’accompagna alors jusqu’à l’arbre où vivaient encore ses parents. Lorsque Pegasus, Roxy, Bellerophon et Pythia virent arrivent leur fille et sœur en volant, quelle ne fut pas leur surprise ! Ils furent très heureux de la retrouver, après leur inquiétude suite à son départ. Pegasus fit promettre à sa fille de ne plus jamais de sauver, tandis que Roxy remerciait Potawatomi de lui avoir rendu confiance en elle, et lui proposa de venir vivre parmi les chevaux ailés. Mais le vieil indien reprit sa route solitaire vers sa grotte. Alors, sous le coucher du soleil, les chevaux ailés purent voir la petite famille heureuse, au complet, volant ensemble vers leur arbre. Chapitre 9 : Le cerf-volant Zephyros était un cheval qui vivait dans le nord du Septentrion. Avec 3 autres chevaux, Euros, Notos, Boreas, il était représentatif des quatre vents. Un jour, il façonna un beau cerf-volant, qu’il offrit à deux poulains, Addis et Bellisimo, qui étaient les fils des ses amis Nike et Flame, et Bella et Bello. Les deux amis adoraient leur cerf-volant. Les jours de grand vent, ils partaient tous deux dans la grande prairie pour le faire voler. Un jour, comme à leur habitude, Addis et Bellisimo se retrouvèrent dans la prairie pour faire voler le cerf-volant. Mais soudain, un coup de vent beaucoup plus fort emporta le cerf-volant loin d’eux. Celui-ci plana un peu avant d’atterrir doucement au faîte d’un haut arbre. Les deux poulains arrivèrent au pied de l’arbre. Le cerf-volant était posé sur les branches, mais aucun des deux ne pouvait monter pour les récupérer ! C’est alors qu’une petite tête apparut au sommet de l’arbre. Une petite pouliche, réveillée par les deux amis, passa la tête entre les branches emmêlées. C’était une pouliche ailée, avec une robe bai foncé et de grandes ailes noires. Mécontente d’être tirée de son sommeil, elle descendit au pied de l’arbre pour voir qui faisait tant de bruit. Addis et Bellisimo lui contèrent la cause de leur agitation. Les deux amis lui expliquèrent que leur beau cerf-volant, un cadeau de Zephyros, était au sommet de l’arbre et qu’ils ne pouvaient pas aller le chercher. Pythia (c’est ainsi qu’elle se nommait) proposa d’aller le déloger. Aussitôt dit, aussitôt fait, d’un coup d’ailes, la pouliche s’envola jusqu’au sommet de l’arbre. Tant bien que mal, elle réussit à démêler les nœuds du fil du cerf-volant, enroulé autour des branches de l’arbre. Addis et Bellisimo furent très heureux. Ils invitèrent Pythia à venir avec eux dans la plaine pour faire voler le cerf-volant. C’est ainsi que, les jours de grand vent, on peut voir trois poulains, dont une petite pouliche ailée, jouer dans la grande plaine avec le cerf-volant magique… ___________________ |
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